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Spiders Everywhere

Pour tout dire, ce n’est pas en une vingtaine d’écoutes mais plutôt en une seule que nous apprécierons Spiders Everywhere. Une seule qu’on ne regrette pas. Il suffit d’écouter Swing Loops, par exemple, pour resssentir déjà l’envie de presser le bouton ‘repeat’ avant même d’en avoir terminé avec l’EP. Les jeunes alsaciens n’y vont pas par 4 chemins, c’est droit au but et sur les chapeaux de roues comme à l’image du rythme effréné de l’ensemble de l’opus. Le pire dans tout cela, c’est d’apprendre que la petite bande n’a même pas un an derrière elle et qu’elle en est à son premier coup d’essai. Et c’est sur le cul (pardonnez moi) que je me suis retrouvé à contempler le résultat lisse d’un travail de perfectionniste.

Pour approfondir, la toile se tisse sur une base électro à laquelle vont se coller des touches féminines et des passages plus doux. Ce sont ces différents moments entremêlés qui forment cette cohésion des plus appréciable. L’ensemble témoigne déjà d’une belle maturité et la patte du groupe paraît dès à présent trouvée. Ce premier jet enthousiasme. Spiders Evrywhere parcourt les sentiers battus et s’écarte petit à petit d’un son disons plus traditionnel. Leur musique détient un aspect futuriste qui s’écarte de toute cette apparence robotique. Ils nous offrent une forme plus humaine de l’évolution musicale, une vision de la musique plus lisse qui garde ce petit brin de souplesse glissé entre des enchaînements dansants 2.0. Le courant passe indéniablement bien. Voici 7 chansons abouties faites pour dévergonder les plus avachis ou surélever les plus terre à terre.

3 chansons sont disponibles sur soundcloud. Concernant l’EP il suffit de les contacter.

Blue lashes – Spiders Everywhere

Peppy.
bedroom

Bedroom

Bedroom n’est autre que l’endroit où le lit se trouve ou plutôt pourrai -je dire trône. C’est à dire qu’on y dort, qu’on se chatouille, que l’on n’y fait rien, que l’on rêve, que l’on pense, etc. La liste est bien longue et chacun entretient d’intenses relations bien spécifiques avec son plumard qu’il partage ou non. Tout ceci dit, pour conclure que la chambre demeure l’endroit le plus fréquenté de la planète (loin devant les toilettes), l’endroit où il fait bon vivre, ou l’origine de la vie si vous préférez. Quoiqu’il en soit le matelas, la couette (peu importe la housse, que ce soit un chien loup ou des dauphins dessinés, le rendu est similaire dans le noir), les coussins (j’épargne les peluches) apportent confort, chaleur et évasion après les multiples (més)aventures de la journée. Alors quand un projet musical qui porte le nom de Bedroom arrive, il se doit de retranscrire ces mêmes notions. Et lorsqu’on plonge dans les chansons de ce Noah Kittinger, on retrouve bien tout cet univers fantastique de literie chargé de pensées nostalgiques. Cette nostalgie omniprésente fonctionne comme une photo glissée sous l’oreiller froissée par les manipulations massives. Quant à l’évasion et la chaleur de ses sons, la chose est tout à fait comparable à une mission secrète, la couette sur la tête, pour se protéger des méchantes ombres de la pièce. Douce et délicate, sa musique rapporte l’auditeur dans une bulle pleine de réconfort où il laisse ses pensées s’échapper sans se préoccuper de quoique ce soit. Ecouter Bedroom c’est finalement tomber littéralement amoureux d’une dream pop vibrant au rythme d’une nostalgie positive et consolatrice. Bedroom est donc bien à la hauteur de son nom.

1 EP et 3 singles sont disponibles sur bandcamp en voici 2 extraits :

Peppy.
Wildcat! Wildcat!

Wildcat! Wildcat!

La horde de nouveautés n’aura pas eu raison de Wildcat! Wildcat! Elle ne viendra pas l’effacer et ne les mettra pas non plus en second plan. C’est comme si en plein désert, une goutte d’eau vous tombait plein front. Un fait inattendu et pas des moins désagréables. Cette goutte c’est : Mr. Quiche et End Of The World Everyday, deux perles d’indie pop. Il suffit d’ailleurs d’une seule écoute de Mr Quiche pour qu’il en devienne le morceau à connaitre sur le bout des doigts, un morceau qui vous veut du bien ou encore la bande son d’une joie 2.0 made in printemps 2012. Alors pas d’exception à la règle ici, ces chats là n’aiment pas l’eau, remballez donc les parapluies ou séchez les larmes (pour les anéantis) et laissez entrer le soleil.

Le trio de Los Angeles se joue de l’électro et de la pop en garantissant un résultat lisse et cohérent d’une simplicité déconcertante. Les synthétiseurs, les guitares, les voix… tout coïncide. La cohésion des sons est intense et pleine de finesse. Alors même si malheureusement il faut encore un coup de chance pour tomber sur l’un des titres, on conclut aisément qu’en ouvrant les bonnes portes, Wildcat! Wildcat! peut devenir très grand.

Wildcat! Wildcat! – End of the world everyday

Wildcat! Wildcat! – Mr. Quiche

Peppy.
Manuel étienne détails

Manuel Etienne – Détails

Voici un album comme on les aime, honnête, simple et délicat. Manuel Etienne sort Détails en janvier de cette année et nous dévoile son univers ou son film sentimental comme il le dit si bien. Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite expressément à l’écouter ci-dessous.
Il a également accepté de nous guider sur sa musique en répondant à quelques petites questions. Profitons-en. L’écoute de l’album n’en sera que plus aboutie.

Débutons avec de simples questions, histoire de cerner le personnage, avant de s’immiscer dans le détail.
Peux tu me dire comment tout a débuté ?

J’habitais Saint-Dié (Vosges), j’avais 15 ans, j’étais très timide. Je crois que j’en avais marre d’être comme ça, tout seul dans mon coin, doutant de tout. Mon oncle (Pascal Parisot) était prof de guitare, je lui ai demandé de me donner des cours. Guitare classique et picking. Je bossais comme un dingue, des centaines de reprises, je n’allais presque plus au lycée, je faisais demi-tour tous les matins pour retrouver ma chambre. C’était pratique, mes parents travaillaient tous les deux, j’imitais leur signature, je me faisais des mots d’excuses. Avec le recul, je me dis que j’ai passé l’âge bête à être intelligent.

Une prof de français qui m’aimait bien, ça devenait rare, les autres m’appelaient « le fantôme », m’a proposé de jouer et chanter des chansons entre les scénettes d’une pièce de théâtre qu’elle montait avec ses élèves. Je me suis retrouvé avec un pote sur scène devant tout le lycée, j’ai chanté quelques reprises, je n’avais pas peur. La PEUR.Je suis devenu musicien parce que c’est la seule chose qui ne me faisait pas peur. Passer du statut de fantôme à celui de star du lycée c’était marrant, ça ressemblait à une comédie de Judd Apatow. Pour ce qui est d’écrire des chansons, c’est venu plus tard, vers 21 ans, lorsque je suis arrivé à Strasbourg.

La chanson du moment ?

The Renegades – « Matelot »
C’est un truc de 65, c’est magnifique. Je l’ai découvert dans le film « Le Havre ». Merci Kaurismaki.

Le groupe intemporel selon toi ? Pourquoi ?

Les Pixies. Il y a beaucoup d’inventions et de liberté chez les Pixies. C’est aussi sensible que puissant. Et puis le petit truc magique, inexplicable, le trou dans le temps.

Tu as évolué à Strasbourg puis à Paris. Comment le vis-tu? Etre musicien à Strasbourg ou Paris, qu’est ce que ça change ?

En 2009, je pars à Paris pour des raisons sentimentales. Puis cette ville m’attire, je ne peux pas le nier, je la déteste tout autant que je l’adore, c’est étrange. J’y ai trouvé du boulot en rapport avec ce que je fais, pour la première fois de ma vie. J’ai deux de mes meilleurs amis (Sam de Toxic K. et Adrien de Charly S.) là-bas, que je croise souvent, notamment pour finir mon disque. Je continue ce que j’avais commencé, notamment avec de nouveaux musiciens comme Nico et Adrien de Charly S., je n’ai pas à me reconstruire une nouvelle vie. C’est la continuité, ailleurs. Pour en revenir à ta question – je n’ai mangé à aucun râtelier, n’ai poussé aucune porte, mais j’imagine que pour quelqu’un de plus ambitieux, carriériste, il y a moyen. Parce que tout le gratin est là-bas, ce n’est pas un mythe. Encore faut-il avoir : soit du talent, soit le talent de faire croire que l’on en a, comme c’est le cas de pas mal de connards. Si un jour quelqu’un de confiance veut bien m’épauler, ce sera très bien. Si personne, ce sera quand même.

Entrons dans le vif du sujet, parlons un peu plus de ton album ‘Détails’. Après plusieurs projets, était-ce une nécessité de faire un album solo ?

En fait je ne suis jamais totalement en solo, je n’aime pas assez la solitude. L’isolement ça me fait dire des conneries. Faire de la musique, c’est aussi le prétexte parfait pour s’entourer de ses amis. J’avais déjà fait un album en 2004, DOG ONLY KNOWS sous le pseudo Manöx. Déjà à l’époque, ce n’était pas tout à fait du solo. Tous les copains étaient sur le disque presque. Sam Ramon avait produit l’album, on peut dire qu’il y était pour quelque chose dans l’affaire. Sur DETAILS, David L’huillier, Philippe André, Nathan Symes, Adrien Tronquart, Sam à nouveau sont très présents. Là où le disque diffère du travail que je fais en groupe, c’est dans le choix et l’écriture des morceaux. Je me suis laissé plus de liberté. Forcément. Je n’aurais jamais osé proposer certaines de ces chansons à mes groupes. Je pense qu’ils m’auraient envoyé chier. Rires.

Détails est rempli de douceur et de confidences calées entre des morceaux pop et des ballades. Ai-je raison ? Peux-tu m’éclairer sur l’univers de Détails ?

DETAILS est le film sentimental de mes années 2009-2011 d’où le côté cinématographique de l’album. Vague à l’âme a été enregistré début 2009, je voulais en finir avec la musique, prendre un dernier risque suite à un coup de marteau dans le cœur. Disguised as a Man est enregistré fin 2011 lorsque tout va mieux. Disguised as a Man commence le disque, Vague à l’âme le termine. C’est un compte à rebours satisfaction – désillusion. Douceur et confidence, oui je pense. Mais aussi stupeur et règlements de compte.

Les paroles semblent être l’élément central de l’album, un goût prononcé pour les mots ?

En tous cas, aucun goût prononcé pour les maux. Même si ce sont eux qui souvent nous font parler.
Oui j’aime bien les mots, les gros, les petits, ceux qui jouent, ceux qui font pleurer. Et puis en France c’est chiant, il faut toujours se ranger d’un côté ou de l’autre, appartenir à une école stérile. Le punk a tout compris, c’est ce qui m’inspire le plus. Ca balance des mots forts, les yeux grands ouverts et ça fait du bien. C’est important les paroles, j’ai écrit trop de chansons merdiques dans le passé faute d’avoir laissé ça de côté.

Tu chantes en Anglais et en Français, tu varies fréquemment, comment choisis tu la langue ? Qu’est ce qui te fait dire que cette chanson sera en anglais et celle ci en français ?

C’est en fonction de la première phrase qui vient. Ca dépend également de quoi je cause. Le français m’offre plus de liberté. Mais l’anglais, qu’est-ce que ça sonne ! Et la majorité des trucs que j’écoute sont anglais ou américains. On dit souvent que je n’ai pas le même type de mélodie en français, c’est moins pop, moins évident. En tous cas, ça vient comme ça, je ne me pose pas vraiment de questions. A ce stade là du moins.

Qui est Dany ?

C’est mon grand-père. Et la chanson, mon enfance à ses côtés. J’habitais pratiquement chez mes grands-parents. J’avais envie de l’écrire de son vivant (You know, I’d rather write you a song for you to keep, while you’re still here) pour qu’il en profite lui-aussi. La logique aurait voulu que je la fasse en français – notamment pour qu’il la comprenne -, mais je ne suis pas logique.

Comme à mon habitude, je demande toujours à la dernière personne interviewée de poser une question pour la prochaine. Pour toi ce sera une question de Renaud Sachet du groupe Lunéville :
Quel est selon toi l’endroit le plus musical de Strasbourg ?

J’ai quitté Strasbourg en 2007, je ne suis plus trop dans le bain. J’aime particulièrement le Troc’afé (Panimix), ça c’est sûr. Je ne connais pas encore le Mudd Club mais vu la programmation, si j’étais sur place, j’y trainerais souvent. Sinon, le hall des chars, le club Laiterie, j’ai plein de bons souvenirs musicaux partout dans cette ville à vrai dire.

Un grand merci à Manuel Etienne pour m’avoir accordé de son temps assez précieux ces jours-ci.

Peppy.
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Lescop – La Forêt

La pop française en français, un débat inévitable et sensible…dont nous avons tous déjà notre petite opinion plus ou moins fondée. D’un côté on pointe du doigt le ridicule, d’un autre on prône Housse de Racket ou Daho. Un jour c’est tendance et le suivant c’est cucul. Alors du coup, c’est la fosse aux lions qui attend les formations de l’hexagone et il est inutile de préciser leurs chances de survie tant elles sont minces. Parce qu’au fond c’est vrai, quitte à ce qu’il y ait des paroles autant qu’elles sonnent correctement à l’oreille. C’est tout ce qu’on demande. Donc lorsqu’on tombe sur Lescop on souligne la réussite de ce pari risqué. On peut le dire histoire de mettre tout le monde d’accord, tendance ou non : le français a fière allure avec lui.

Le Protégé de Pop noire  (label de John & Jehn) secoue les idées reçues et fait apprécier les cuisses de grenouilles aux inconditionnels du pudding. Qui aurait cru que danser en eaux troubles était si plaisant ? Puisqu’ici tout est simple, fluide et sans extravagance avec à la fois un brin de mystère et de noirceur. La voix grave, monotone et sereine (l’aimant à filles quoi …) qui ne laisse rien transparaître, pour le coté sombre de la chose, est mélangée à une musique pop des plus agréable et euphorisante. Le contraste est surprenant puisqu’il en suffit de peu pour s’emballer : un voyage à Tokyo, un hommage à Marlène Dietrich et une vengeance dans les bois pour finir, comme lui, par danser. Alors comme diraient les plus grands experts musicaux : « Là, il se passe un truc« .

Tokyo, la nuit – Lescop

Peppy.
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Forest Fire – Staring at the X

Dès les débuts de Born Into, premier titre de cet album, l’atmosphère s’enracine rapidement. Elle s’enfonce délicatement, se pose comme les deux tranches de pain d’un sandwich. Inutile de lutter, croquons dedans, l’écoute ne sera que plus belle. Tel un décor post explosion, le titre a quelque chose d’inconnu, de silencieux et de mystérieux, où l’hésitation est reine. L’ambiance glace jusqu’aux blancs des yeux. Et pourtant, l’attraction grandit et on tombe instantanément sous le charme de cette musique alors qu’il reste encore de bonnes minutes sur la liste de lecture.

Future Shadows, Staring at the X, ou la paisibilité à l’état pur. Des coulées de sons s’étendent aux rythmes d’une voix planante et d’une guitare saturée. Une stratégie intemporelle digne d’un Lou Reed : tourmenter l’auditeur en le hantant d’une voix abyssale. Stratégie qui paie encore une fois de plus puisque le temps ralentit jusqu’à ne plus compter afin d’étaler l’intense fouille de souvenirs… Encore un niveau au-dessus dans la douceur on retrouve : Visions in Plastic, Blank Appeal et notamment Mtns are Mtns qui soutiennent encore cette idée de calme voyage dans les pensées. Tout à fait le genre de chansons capables de nous faire changer de route et de nous chambouler de la tête aux pieds.

Prendre Staring at the X comme guide, l’espace d’un moment, d’un week end, ou d’une soirée, c’est délaisser des folles envies de twist pour doucement songer à la fin du monde et l’attendre avec en tête les souvenirs d’une vie à peine entamée. C’est en quelque sorte l’album à ramener dans son bunker à Bugarach ou encore la parfaite BO d’un film sur le dernier homme sur terre.

Il s’agit déjà du deuxième album de cette formation portée par la blogosphère dès ses débuts. Nul doute maintenant de leurs capacités, Forest Fire rentre dans la lumière.

ECOUTE INTEGRALE

Forest Fire – The News

Peppy.
Gauntlet Hair gauntlet hair

Gauntlet Hair – Gauntlet Hair

A l’image de leurs coiffures, Andy R. et Craig Nice forment à eux deux un duo explosif. Originaire de Denver, Gauntlet Hair a signé chez Dead Oceans pour un album éponyme. Ils viennent agrandir la belle famille du label comptant déjà dans ses rangs Nurses, Sun Airway ou encore The Tallest Man On Earth. Dead Oceans  démontre une fois de plus que l’on peut compter sur eux pour dénicher des perles américaines. Et quitte à aller chercher des types totalement ‘underground’ au fin fond d’une cave, ces mecs là le font avec perspicacité et amour pour la bonne cause. Ce n’est pas un beau marcel, un petit jean troué, une divine moustache et les lunettes dernier cri qui leurs feront peur… Après tout Kiss a percé, de même que les Playmobils de Liverpool. Les apparences trompent et tant mieux. Ainsi soit-il.

Revenons en à nos moutons. Autant prévenir de suite, l’écoute de cet album est déroutante. Quelques petites minutes d’entrée de jeu suffisent à perdre les pédales. (Et puis pas dit qu’on les retrouve avant la fin de l’opus). Le temps passe à une vitesse folle et il faudra bien plusieurs écoutes pour différencier chaque piste. Chargé à bloc, le tourbillon Gauntlet Hair fait jaillir de toutes parts des explosions de bruits, de couleurs et de lumières. La guitare et la batterie font voler en éclats les possibles points de repères. Et ne comptez pas sur la voix pleine de reverb pour vous maintenir la tête hors de l’eau. Tout chamboulé, c’est la direction vers un univers hallucinant qu’il vous est forcé de prendre (chose non déplaisante). Les américains sont maîtres à bord et transmettent à coup de massue toute l’euphorie et la puissance du disque. A mi chemin entre WU LYF et  Animal Collective, la dynamique Gauntlet Hair relève d’une véritable démonstration de Noise Pop. Mais comme pour toutes les bonnes choses : attention tout de même à ne pas en abuser. Inutile de passer par a + b = hypoténuse pour comprendre que l’on risque d’exploser/imploser (au choix) à son tour après une écoute bien prolongée. Quoi qu’il en soit ce projet vaut le détour, c’est surprenant.

Keep Time – Gauntlet Hair

Top Bunk – Gauntlet Hair

Peppy.